Rivière-Éternité

Située au cœur du fjord du Saguenay, la municipalité de Rivière-Éternité doit son nom au cours d’eau qui la traverse et au majestueux cap qui la surplombe.

Les premiers balbutiements de son histoire ont lieu vers 1924, à l’époque où le ministère de la Colonisation encourage la construction d’une route reliant La Baie à Saint-Siméon. À ce moment, le gouvernement du Québec projette « une autre région de colonisation dans le canton Hébert dont il faudra faire le chaînage le plus tôt possible ». Toutefois, il faudra attendre la crise économique des années 1930 et la construction complète de la route pour enfin entrevoir l’établissement d’une colonie dans le canton Hébert.

Afin de permettre Ă  la population de survivre Ă  la « Grande noirceur », le gouvernement provincial va encourager un grand retour aux valeurs agricoles. Ce « retour Ă  la terre » va se traduire par un dĂ©placement de populations en chĂ´mage vers des terres inoccupĂ©es. Dans la rĂ©gion du Saguenay-Lac-Saint-Jean, un très grand nombre de villages vont Ă©mergĂ©s Ă  la suite de ce mouvement.
Dans son rapport de 1930, le missionnaire-colonisateur du gouvernement écrit : « il pourrait se placer dans le canton Hébert quelque 80 familles ». Cette dernière recommandation précède de peu l’établissement des premiers colons dans ce secteur, à la fin de l’année 1931, sous l’instigation du curé de la paroisse de l’Anse-Saint-Jean. L’année suivante, on trouve 32 familles d’établit dans le canton Hébert, dont quelques-uns ont déjà huit acres de défrichées. Quatre ans plus tard, nous y trouvons une école-chapelle, un service postal, une progression de nouveaux colons et des défrichements qui s’agrandissent a vue d’œil.

Officiellement crĂ©Ă©e en 1974, la municipalitĂ© de Rivière-ÉternitĂ© prĂ©sente depuis 1989, une exposition internationale de crèches de NoĂ«l. Cet Ă©vĂ©nement, devenu très populaire au fil du temps, est dĂ» Ă  l’initiative des Ă©lus municipaux et de M. Jean-Marie CouĂ«t. Aujourd’hui, le touriste est le fer de lance de cette municipalitĂ© d’un peu plus de 500 habitants et d’une superficie de près de 500 Km2. Toujours soucieux de leur avenir, les Ă©ternitois fondent, le 29 novembre 1972, la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement touristique de Rivière-ÉternitĂ©. Cette dernière a pour mission première, de crĂ©er des emplois dans le milieu, ainsi que de favoriser un dĂ©veloppement particulier de la municipalitĂ©. Tout d’abord, avec l’amĂ©nagement d’une route d’accès et un sentier menant Ă  la statue du cap TrinitĂ©, entre 1973 et 1982. La mise en place de toutes ces infrastructures, joint Ă  celles exĂ©cutĂ©es par Parc Saguenay, va permettre l’organisation d’activitĂ©s religieuses et touristiques. Particulièrement, la cĂ©lĂ©bration du centenaire de l’érection de la statue du cap TrinitĂ©, en 1981, ainsi que la cĂ©lĂ©bration annuelle de la fĂŞte de Notre-Dame du Saguenay au cours du mois d’aoĂ»t.
En 1939, plus précisément le 25 février, les éternitois possèdent dorénavant leur propre registre religieux suivi, dix ans plus tard, par la nomination du premier curé résident de la paroisse Notre-Dame de l’Éternité. En 1950, suite à une subvention du ministère de Colonisation, le presbytère est construit par la population locale. L’église actuelle sera également construite par corvée, en 1953, selon les plans de l’architecte Sylvio Brassard. La paroisse est érigée canoniquement, le 26 avril 1967.Les débuts d’une colonie sont très difficiles et parfois accompagnées de tragédies, comme dans le cas de celle de Rivière-Éternité, désignée à cette époque sous le nom de Notre-Dame de la Trinité. Tout d’abord avec les inondations catastrophiques du printemps de 1934, et ensuite, par l’incendie de la majorité du village, le 26 mai 1935. Malgré tout le malheur qui s’abattait sur eux, les pionniers de Rivière-Éternité ont relevés leurs manches et ont recommencés presque à zéro, la colonisation de leur nouvelle contrée.

Toponymie Ă©ternitoise

Le toponyme Trinité apparaît pour la première fois, en 1731, sur une des cartes du jésuite Pierre Laure. Quelques années plus tard, plus exactement en 1744, nous voyons de nouveau le nom La Trinité ou en amérindien Heregachitgs, sur la carte de Nicolas Bellin. Quant au toponyme Éternité, nous le retrouvons selon l’historien Victor Tremblay, sur les cartes vers 1830, sans qu’on puisse en déterminer l’origine.

Concernant le canton Hébert, il est proclamé officiellement en 1903. Le toponyme veut soulignerl’œuvre colonisatrice de l’abbé Nicolas-Tolentin Hébert, instigateur de la Société de colonisation de l’Islet et de Kamouraska. Cette dernière ouvrira, dès 1849, la région du Lac-Saint-Jean à la colonisation.

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